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14 La Brise Serment

  Chapitre 14 – La Brise Serment

  I

  Elusco et Aldric s’approchèrent par l’une des grandes routes des murailles de la cité. Elle menait à l’une de ces hautes portes. Ils entrèrent dans la cité. La pauvreté des faubourgs était très clairement visible. Cela en disait long pour eux sur le traitement de la population et cela les mit d’humeur agacée de voir autant de pauvreté. Il y avait une mauvaise odeur de saleté et de boue. Des affiches étaient collées un peu partout. Elles disaient ? Prévenez les Chevaliers d’Or ou la Garde Gelée si vous apercevez un Paladin. Il faut chasser ces hérétiques. Au nom de l’Archevêque Zwentibold Caffallac. ? Un emblème était dessiné dessus. Elusco le reconnut comme celui du Haut Clergé. Ils trouvèrent cela étrange : des paladins…. des hérétiques ?

  Ils virent que la cité était construite sur une très large et haute colline. Les batiments des faubourgs étaient en bois, en torchis et en chaume, avec quelques renforcements en pierre pour certaines batisses. Les rues étaient en terre battue avec quelques chemins pavés. Des murailles séparaient physiquement le bas peuple des nobles, des bourgeois et des hauts membres du clergé. Ils ressentaient une ambiance pesante dans la cité. Elusco s’était renseigné sur la cité. C’était une théocratie qui vénérait Isophe, une déesse bienfaisante et aux r?les multiples. La cité était gouvernée par un conseil de six Hauts évêques et d’un Archevêque qui dirigeait le conseil. Un certain Zwentibold Caffalac d’après les affiches.

  Le peuple semblait agacé, mal nourris et frigorifié. Heureusement que les pulfruds existaient. C’étaient des tubercules bleutés qui poussaient peu importe la neige, le froid et les saisons en plus d’être très facile à cultiver en nombre. Ce légume était natif du Regadüm. Le peuple pouvait se nourrir de ?a, mais pas de grand-chose d’autre, créant des carences qu’Elusco remarqua en regardant des habitants. Le peuple était majoritairement humain. Il y avait aussi quelques rares erdoss qui circulaient dans les rues et encore plus rares quelques elfes pales. Le peuple semblait au bord de la révolte, au vu de son dénuement. Il devait s?rement attendre le bon moment, un moment de faiblesse des plus riches et du gouvernement.

  Des gardes en armures et portant un tabard ayant un cercle d’or sur fond blanc passaient dans les rues en surveillant la population. Certaines personnes étaient violentées par ces mêmes gardes. Aldric et Elusco se sentaient observés et se dépêchèrent de trouver la taverne. Ils finirent par la trouver : le Chevalier So?l. Ils entrèrent et virent une taverne remplit d’humains et de quelques erdoss blancs ou gris. Il émanait une odeur d’alcool et de soupe en plus d’une odeur inconnue qu’ils associèrent s?rement à ce pulfrud. Il y avait un seul elfe pale qui servait de serveur. La tavernière était une erdoss au poil blanc.

  II

  Une personne encapuchonnée sembla les avoir reconnus et leur fit signe de s’approcher. Elle fit également un signe à la tavernière, qui lui ouvrit une porte derrière le comptoir. Ils découvrirent une salle comportant quelques caisses et étagères ainsi qu’une table et trois chaises. Il y avait une odeur de poussière dans cette salle en plus d’une certaine tension, qui était presque palpable. Cela ne rassura pas Aldric. Elusco, lui, restait de marbre. La personne mystérieuse s’assit sur une chaise. Elusco et Aldric firent de même. La personne enleva sa capuche, c’était un humain, blond à la peau claire, aux cheveux courts et aux yeux bleus. Il avait plusieurs cicatrices et sortit un emblème qu’Elusco reconnut comment étant l’emblème des templiers d’Isophe. Elusco fut rassuré de voir un templier. Aldric, lui était toujours sur ses gardes. L’homme se présenta :

  - ? Bertulf Estiellon, templier de fonction. Je suis au grade de chevalier au sein de l’Ordre du Temple. Vous devez être Elusco Caitolugos et Aldric Nibelstimme si je ne m’abuse ? ? dit-il

  Ils acquiescèrent

  Il leur expliqua la situation :

  - ? J’enquêtais en parallèle avec une collègue templier, du nom de Folgarda Aubethier, sur les agissements du clergé et des nobles. Mon équipe comprenait en secret des paladins qui furent exécutés pour hérésie quand le Haut Clergé décréta les paladins comme hérétiques. Beaucoup disparurent sans laisser de traces, d’autres fuirent et d’autres furent exécutés. Ma collègue devait interroger un évêque sur qui nous avions une piste ; un potentiel violeur impliqué dans des affaires plus sombres et secrètes. Sauf que pour une raison qui m’est inconnue, elle le tua et fuya la cité. Elle fut nommée Brise-Serment pour avoir brisé son serment de protéger les croyants, incluant le clergé. Je sais d’une source fiable qu’elle aurait été aper?ue dans le village de Cerfideau. Je sais aussi que le gouvernement de la cité n’a pas cette information et a mis sa tête à prix, ainsi que deux autres personnes. Une vieille dame nommée Litiardis Aubetré et une jeune femme nommée Osgarda Notelet. Je ne connais pas ces personnes et je ne sais pas pourquoi le Haut Clergé a des primes sur leurs têtes. Ils les veulent cependant vivantes, au contraire de ma collègue.

  Je dois vous mettre en garde : faites attentions aux milices. Les Chevaliers d’Or servent une partie de la noblesse et de la bourgeoisie. Vous les reconna?trez à leur tabard portant un cercle d’or sur un fond blanc. L’autre milice est celle du clergé, la Garde Gelée. Ils sont principalement dans la ville haute. Vous les reconna?trez à leur tabard montrant une tour bleu clair sur un fond blanc.

  Je vous demande personnellement d’aller retrouver ma collègue. Elle doit avoir des informations concernant le gouvernement que je n’ai pas. Je continuerai mon enquête de mon c?té. Tenez, de quoi vous payer des montures. ? dit-il en leur donnant une bourse remplit de pièces d’argent et de deux pièces d’or.

  - ? Attendez un instant messire Bertulf. ? Elusco serra ses mains, une lueur en émana et deux petits oiseaux apparurent, en apparence normale. Ils avaient un plumage blanc et marron. ? Tenez ce petit compagnon à votre oreille et nous pourrons communiquer sur de très grandes distances. Tant que nous restons en Regadüm, le sort devrait tenir. L’oiseau nous avertira quand l’un d’entre nous essaye de communiquer à travers lui. Parlez juste devant son bec et le message sera répété par l’autre petit familier. ?

  - ? Voilà qui sera fort utile pour communiquer. ? dit le templier. ? Allez, partez ! Le village de Cerfideau se trouve à l’Ouest de la cité. ?

  Le duo sortit de la salle, puis de l’auberge et arrivèrent devant une écurie. Ils sentirent l’odeur emblématique des chevaux et du crottin. Elusco acheta une jument aux poils longs et blancs qu’il nomma Groseille. Aldric prit une grande jument musclée aux poils longs et marrons qu’il nomma Victoire. Ils prirent des rations de voyages, principalement composé de pulfruds séchés, un peu de viande et pas mal de fromage et de baies séchées. Ils partirent de la cité à dos de juments.

  III

  Ils voyagèrent comme ils purent sur les chemins enneigés. Leurs habits leur tenaient chauds et le long et épais pelage des juments les aidaient à résister au froid. Aldric avait du mal à sentir les odeurs avec le vent glacial.

  Au deuxième jour de voyages, ils furent attaqués par des brigands. Une quinzaine d’hommes. Elusco descendit de sa monture et dit à Aldric d’attendre. Il était dans son élément. Un mage perfectionné dans la ma?trise de l’eau dans un milieu ayant de la neige à foison. Il se concentra et murmura quelque chose avant de lever les bras et de créer de grandes piques de glaces à proximité des brigands. Ceux-ci fuirent en voyant cette puissante magie. Il remonta sur sa monture et reprirent leurs chemins à travers les plaines enneigées.

  - ? Je commence un peu à en avoir marre des attaques de brigands de grands chemins. ? dit Elusco.

  - ? De même. ? répondit Aldric

  L’oiseau d’Elusco se mit à chanter et il le mit à son oreille. Bertulf dit :

  - ? J’ai aper?u une cinquantaine de Chevaliers d’Or et de la Garde Gelée partir après vous. Attention, le clergé soup?onne s?rement quelque chose et a envoyé une de leurs nombreuses escouades s?rement à vos trousses ; vous avez d? attirer l’attention d’une manière ou d’une autre. J’ai été interrogé par mes supérieurs et à qui je n’ai rien révélé. Faites attentions à vous là-bas. ? répéta le petit familier.

  Le paysage des plaines blanches avait fait place à des collines avec quelques bois de pins à proximité. Ils finirent par arriver au village de Cerfideau au quatrième jour de leur périple. Le village était composé de petites maisons rectangulaires en bois et au toit de chaume. Cettains murs étaient en torchis. Il émanait du bourg une odeur de pulfrud et de terre. Ils devaient en cultiver à proximité. Elusco questionna les habitants au sujet d’une personne étrange qui portait probablement une armure. Les habitants, des humains surpris de voir un elfe, lui racontèrent qu’ils virent une voyageuse s’arrêter ici pour une nuit et repartir à cheval vers le Sud-Ouest. Elle portait en effet une cotte de maille. Ils leur dirent aussi que la seule chose qui se trouvait dans cette direction était un avant-poste abandonné.

  Les deux compagnons s’approchèrent de la taverne et Aldric sentit une odeur de cheval et de métal mouillé. Ils suivirent cette piste jusqu’à un avant-poste en ruine. Il y avait une tour effondrée et deux batiments, un était également effondré, l’autre tenait encore debout. Aldric cru entendre du bruit au loin et il ne fut pas rassuré. Le batiment intact avait une lumière qui émanait d’une fenêtre. Ils s’approchèrent et remarquèrent un sort de sanctuaire. C’était étonnant pour un templier ayant brisé son serment divin de pouvoir faire de la magie. Ils ouvrirent discrètement la porte en disant :

  - ? Il y a quelqu’un ? Folgarda ? On vient de la part de Bertulf ! ? dit Aldric.

  Ils entrèrent dans la batisse abandonnée et poussiéreuse et virent qu’un foyer était allumé mais que personne ne s’y trouvait. Il y avait une odeur de bois en train de br?ler et de poussière. Tout était silencieux, trop silencieux. Aldric était sur ses gardes et ses instincts s’aff?tèrent. Le vulpin entendit un bruit derrière lui et se retourna pour voir une ombre surgir pour tenter de le ma?triser. Aldric était plus lourd et plus costaud que l’inconnu qui avait surgi promptement et qui avait quand même pas mal de force et de muscles. Il portait une cotte de maille rembourrée.

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  - ? On n’est pas tes ennemis, Folgarda ! ? dit Aldric ? On sait pour votre enquête et venons de la part de Bertulf ! ?.

  - ? Prouvez-le ? dit elle. ? Prouvez que vous n’êtes pas engagés par les nobles ou le clergé. ?

  - ? Vous croyez vraiment que des nobles humains et le Haut Clergé aurait engagé un erdoss et un elfe mage, connaissant leur nature discriminatoire à notre égard ? Un mage qui plus est ? ? dit Elusco.

  - ? Tu marques un point, l’elfe. Surtout sur ta nature de mage si elle est vraie ? dit-elle. ? Cependant vous avez pu être suivis. Les Chevaliers d’Or peuvent dresser des faucons pour traquer des cibles sur plusieurs lieues. ?

  Elusco prouva sa qualité de mage en créant un orbe de lumière, puis qu’il dissipa.

  - ? Alors nous les éliminerons comme il se doit. ? dit Aldric.

  Folgarda retira son heaume et le duo virent une femme à la peau claire, aux cheveux blonds et aux yeux bleus, emplit d’un éclat de magie divine dans l’iris.

  - ? Bon Folgarda, qu’avez-vous apprit avant de tuer l’évêque que vous deviez interroger ? ?

  - ? Je sais que le Haut Clergé et les nobles chassaient les paladins pour faire des expériences sur eux de fa?on à trouver le secret de leur magie. Cependant, vu qu’ils vivent dans la débauche, ils n’obtiennent aucun pouvoir de la part d’Isophe. Cela les rendait jaloux des paladins qui luttait pour le peuple et non pour le clergé ou la noblesse, chose qu’ils ha?ssaient encore plus chez eux. J’ai appris aussi que le Haut Clergé cherchait une relique zatrienne pour rendre la vie éternelle à Archevêque qui vieillissait. Après tout, il a dépassé la cinquantaine et s’approche de la soixantaine. Ces enfoirés mirent aussi une prime sur la capture de deux femmes que je sais comme étant des mages. Ils voulaient s?rement les capturer pour effectuer des expériences sur elles. Je dois les trouver avant eux et les mettre en lieu s?r. Je sens qu’Isophe même me guide jusqu’à elles, me montrant le chemin à suivre. ? dit-elle.

  Elusco expliqua tout via le familier. Il permit même à Bertulf et Folgarda de discuter ensemble un petit peu avant que le chevalier ne soit rappelé à ses fonctions.

  Folgarda avait un tabard montrant une étoile dorée derrière un croissant de lune d’argent sur un fond bleu foncé. C’était l’emblème des templiers d’Isophe.

  Peu de temps après, alors qu’ils finissaient de se restaurer, Folgarda se mit à sursauter. Elle se leva, l’air contrarié : ? Vous avez bien été suivi. On est mal : mon sanctuaire détecte une cinquantaine de personnes. S?rement des Chevaliers d’Or et des hommes de la Garde Gelée. On est dans la merde ! ?

  IV

  Ils sortirent leurs armes. Elusco rendit ardent les pointes de l’étoile du matin d’Aldric. La templière remit son heaume et embrasa la lame de son épée. Ils sortirent de la batisse et virent qu’ils étaient encerclés d’une cinquantaine d’individus. Le gouvernement de la cité devait avoir bel et bien eu vent de la présence des aventuriers. Il avait alors envoyé en conséquence deux escouades pour les suivre au cas où. Le trio espérait que Bertulf ne fut pas démasqué. Elusco dit aux deux autres de se tenir près de lui. Il voyait que la plupart des miliciens n’avaient pas d’armure.

  - ? Voyez la puissance d’un mage quand il est dans son élément ! ? dit celui-ci.

  Il se mit à lever les bras et la neige se souleva ; une tempête de neige se produisirent autour d’eux. Des accumulations de neiges dans les airs se transformaient en flèches ou en lances de glace et se propulsèrent sur les miliciens. Au bout d’un moment la tempête magique s’arrêta. Tous les ennemis étaint transpercés de flèches et de lances de glace en plus d’être devenus des statues de glace. Elusco frappa au sol ses poings recouverts de glace. Les statues qu’étaient devenus les miliciens explosèrent, ne laissant plus que sept adversaires en cotte de maille. Deux derrière, cinq devant. Aldric chargea les cinq, la templière les deux. Eusco tomba à genoux, ses bras recouverts de violentes engelures, comme son visage, son torse, ses mains et ses doigts. Il commen?a à se soigner, mais il sentit aussi qu’il perdait connaissance, ce qui n’était pas bon signe. Il devait rester conscient et concentré pour pouvoir se soigner et se régénérer. Il devait à tout prix rester conscient, surtout si ses alliés étaient blessés gravement.

  Aldric pria un court instant Karzak et ses ancêtres puis chargea les chevaliers encore déconcentrés par le sort. Il en frappa un d’un coup de bouclier, le faisant tomber à la renverse. De son arme il frappa son torse à plusieurs reprises, broyant la cotte de mailles de son adversaire, en plus de l’adversaire en question, le tuant net. Les quatre autres le chargèrent. Il bloqua un coup d’épée et repoussa le chevalier avant de lui asséner un coup avec la tranche du bouclier, le sonnant. Il frappa dans les jambes un autre, le faisant tomber, avant de le frapper à la tête, écrasant le heaume et le crane, le tuant aussit?t. Il se prit de nombreux coups d’épées dans le flanc, un bras et dans le dos. Il frappa un chevalier par le dessus avec son arme. Un grand craquement d’os se fit entendre et l’ennemi était mort, brisé. Aldric se reprit une taillade dans le dos et frappa dans le torse le chevalier, l’envoyant au sol. Il frappa avec force à plusieurs reprises le torse de son adversaire, le broyant à mort, envoyant des anneaux de mailles partout autour dans la neige ensanglantée. Le dernier reprit ses esprits et voyant ses camarades morts, lacha son arme et, paniqué, prit la fuite.

  - ? Quel esprit chevaleresque... ? pensa Aldric en le chargeant.

  Il était plus rapide et moins encombré que le fuyard. Un faucon dressé l’attaqua alors en pleine course. Il l’attrapa d’un coup avec ses crocs et lui brisa les os, le recrachant ensuite. Il rattrapa le chevalier et lui mit un coup de bouclier en courant. Cela le projeta au sol et il l’acheva d’un coup d’étoile du matin dans le dos. Après plusieurs coups d’où s’élevaient des craquements immondes, il s’arrêta ; il l’avait massacré. Il avait de nombreuses taillades et avait besoin de soin car il commen?ait à avoir une hémorragie.

  Folgarda lan?a un sort de miracle sur un des deux chevaliers, l’emprisonnant des pieds jusqu’aux mollets dans la glace. Elle s ‘attaqua alors au deuxième chevalier. Elle frappa l’épée de son adversaire et la trancha comme du beurre grace à sa lame incandescente. Elle le frappa ensuite d’un coup d’estoc dans le c?ur, transper?ant son armure et la faisant fondre. Elle retira sa lame de sa victime et regarda ensuite le deuxième. Elle chargea un sort de chatiment divin d’Isophe, tenant son épée pointée vers le ciel. Des éclairs apparurent du ciel et tombèrent sur son épée. Au bout de quelques secondes, au moment où son adversaire réussit à se libérer de la glace, il vit la templière pointer son épée vers lui. Elle crépitait d’énergie foudroyante. Elle dit deux mots :

  - ? Pour Isophe ! ?

  Un éclair fut envoyé par son épée et transper?a l’armure et même le corps du chevalier. L’éclair frappa même la neige derrière l’ennemi. Il avait un trou fumant dans son armure fondue et dans torse, là où devait se trouver son c?ur. Il s’effondra au sol, mort.

  V

  Elusco commen?ait à perdre connaissance avec le froid. Il n’arrivait pas à se concentrer pour le sort de régénération. Et il vit ses deux compagnons approcher. Folgarda semblait intact, mais Aldric avait de nombreuses coupures et saignait beaucoup. Il s’empressa de vouloir les soigner, mais il perdit connaissance aussit?t.

  Elusco se réveilla douloureusement auprès du feu du foyer de la batisse abandonnée. Il en avait trop fait. Il vit que ses blessures avaient été en partie guéries par la templière. Aldric était aussi allongé sur le sol de leur abri. Elle lui avait fait un bandage et stoppé l’hémorragie, mais il avait perdu trop de sang. Elusco se concentra du mieux qu’il put pour guérir ses dernières blessures du sort d’auto-sacrifice. Il avan?a du mieux qu’il put vers Aldric en titubant. Il mit ses mains sur ses bandages alors que Folgarda lui ordonna de rester couché. Il régénéra le sang manquant d’Aldric. Cela l’épuisa et il perdit de nouveau connaissance. Aldric se releva, voyant Elusco, inconscient sur lui. Ils attendirent plusieurs heures à angoisser avant qu’il n’ouvre de nouveau les yeux. Aldric le porta pour sortir de la batisse. Folgarda les remercia pour l’aide du combat et leur dit :

  - ? Vous n’êtes pas n’importe qui, dites donc ? Vous êtes qui, exactement ? ? demanda-t-elle.

  - ? La Confrérie de l’Alarco. ? répondit Aldric.

  - ? D’accord, bien. Alors, suivez-moi. Je vais avoir besoin de votre aide pour protéger les deux mages. Isophe me guidera jusqu’à elles. ?

  Ils prirent leurs montures et se mirent en chemin. Aldric avait mit Elusco sur ses genoux, le voyant épuisé et semi-conscient. Groseille suivait instinctivement Victoire et Poudreuse, le cheval de Folgarda. Elusco et Aldric remarquèrent qu’elle ne leur avait pas dit la raison pour laquelle elle avait tué l’évêque. Aldric avertit tout de même Bertulf sur l’attaque des miliciens et de leur victoire. Cela rassura ce dernier et il le rassura en retour : il n’avait pas été démasqué.

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