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Volume 2 : Prologue - La Fin dun Voyage

  Au milieu d'une tempête de neige, deux silhouettes tentaient tant bien que mal de progresser. Une jeune femme — au visage marqué par les épreuves, dissimulant sa jeunesse — luttait contre le vent pour avancer. Couverte d'une simple cape de fourrure légère, elle ne supportait plus le froid. Chaque pas était plus difficile que le précédent, mais un enfant — encore petit mais énergique pour son age — la tirait de toutes ses forces par le bras, l'encourageant à avancer malgré l'engourdissement et la fatigue. L'objectif était proche. Il fallait tenir.

  Ils trouvèrent refuge dans une caverne peu profonde, dont l'humidité et le froid rendaient toute tentative d'allumer un feu impossible. Privés de source de chaleur, et attendant désespérément que la tempête ne se calme, ils se blottirent l'un contre l'autre en tentant de conserver et partager leur chaleur corporelle. Dans le calme glacial de l'alc?ve, le vent hurlant à leurs oreilles, ils s'endormirent, incertains de pouvoir se réveiller à nouveau.

  ???

  Après un moment qui parut être une éternité, la jeune femme se sentit bercée, enveloppée d'une légère chaleur — si agréable et bienveillante qu'elle n'aurait jamais imaginé ressentir en un tel endroit. Elle tenta d'ouvrir les yeux, mais sa vision était floue, voilée par l'épuisement, qui eut à nouveau raison d'elle.

  Et elle se laissa sombrer dans l'inconscience.

  ???

  Lorsque Cerena rouvrit les yeux, elle se trouvait allongée dans un lieu qu'elle ne connaissait pas. Incapable de bouger, elle s'imagina que le pire était arrivé. Elle se trouvait en réalité sous une montagne de couvertures de fourrure, toutes plus épaisses et chaudes les unes que les autres. Leur poids l'écrasait ; pourtant, elle s'y sentait rassurée.

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  Elle bougea lentement sa main encore raidie par le froid, et sa main effleura les doigts de quelqu'un d'autre. à sa droite se tenait son fils, Owen, assoupi à ses c?tés sous les couvertures. Des larmes de soulagement lui montèrent aux yeux. Peu importait l'endroit où ils se trouvaient maintenant, ils étaient vivants, en sécurité, et ensemble. C'était tout ce qui comptait.

  La porte s'ouvrit délicatement dans un léger grincement. Elle tourna la tête en direction du bruit et vit un homme, à peine plus agé qu'elle, se tenir debout, une cruche à la main, dans l'encadrement de la porte. Ils échangèrent un regard bref, puis elle bougea par réflexe, le c?ur battant.

  Se relevant brusquement, elle s'assit dans le lit en ramenant ses genoux contre sa poitrine, la méfiance et la peur se lisant sur son visage, et s'inclina au-dessus de son fils en signe de protection.

  Le jeune homme, surpris par sa réaction, posa lentement la cruche au sol et leva les mains, paumes vers l'avant, en souriant.

  — ?Vous êtes en sécurité. Vous avez souffert d'hypothermie. Je vous ai apporté de l'eau et vais vous laisser vous reposer.

  Sans attendre de réponse, il sortit en reculant, puis referma la porte derrière lui, sans le moindre geste brusque.

  Cerena resta immobile et les yeux rivés sur la vieille porte en bois quelques instants, avant de se détendre enfin et s'allonger à nouveau, serrant son fils dans ses bras. Elle ferma les yeux pour graver cette sensation dans sa mémoire.

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